Nous voyons un grand nombre d’êtres vivants en ce monde, mais aucun d’eux n’a la grandeur, la sagesse ni le discernement de l’homme. C’est pourquoi il est dit :
« Jantunam nara janma durlabham »
« De tous les êtres vivants, la naissance humaine est la plus précieuse. »
Toute chose en ce monde est constituée des cinq éléments. Ces cinq éléments sont présents non seulement dans l’être humain, mais aussi dans les animaux, les oiseaux, les insectes et les arbres. Mais à quoi cela sert-il si l’homme ne fait pas un usage correct de ces cinq éléments ? Aujourd’hui, l’homme recherche la connaissance. Combien est vaste cette connaissance, aussi vaste qu’un océan ! De même, l’homme s’efforce de développer le sens commun. Son sens commun atteint le sommet des montagnes himalayennes. Malgré toute sa connaissance et son sens commun, le pouvoir de discernement chez l’homme est égal à zéro. Qu’est-ce qui est bien et qu’est-ce qui est mal ? Qu’est-ce qui devrait être fait et qu’est-ce qui ne devrait pas être fait ? Chez l’homme, de nos jours, ce pouvoir de réfléchir équivaut à zéro. C’est pourquoi l’humanité a subi un grand déclin. La valeur de la qualité humaine repose uniquement sur le pouvoir de discernement. L’homme peut posséder toute chose, mais à quoi bon s’il ne fait pas preuve de discernement. Les gens se comparent entre eux de bien des manières. Mais personne ne cherche à connaître l’étendue de son propre discernement. Aujourd’hui, l’homme passe son temps à amasser de l’argent, mais il ne fait pas usage de son discernement pour savoir s’il a ou non besoin de tant d’argent. Où que nous regardions, nous voyons des gens qui rêvent d’argent.
Le mental de l’homme est très puissant. Mais aujourd’hui l’homme est rempli d’illusions (Bhagavān montre Son mouchoir). Qu’est-ce que ceci ? C’est un morceau de tissu. Comment a-t-il pris la forme d’un tissu ? En entrelaçant les fils qui le composent. Mais d’où proviennent ces fils ? Ils proviennent du coton. Ainsi, en premier lieu vous avez le coton, en second lieu le fil et en troisième lieu le tissu. De même, vous n’êtes pas une personne, mais trois personnes : celle que vous pensez être, celle que les autres pensent que vous êtes et celle que vous êtes réellement (vifs applaudissements). Le fil et le tissu proviennent du coton. De façon similaire, l’homme est constitué des cinq éléments. Krishna a déclaré dans la Bhagavadgītā :
« Mamaivāmsho jīvaloke jīvabhūta sanātana »
« L’ātman éternel présent en tous les êtres est une partie de Mon Être. »
Vous cherchez tous Dieu. Mais vous n’avez pas besoin de chercher Dieu, car vous êtes vous-même Dieu. Si vous avez de la lumière dans votre maison, avez-vous besoin d’aller chercher la lumière dans d’autres maisons ?
Vous développez les sentiments de ‘je’ et de ‘mien’ et cela est dû à l’illusion causée par l’attachement au corps. En fait, le corps est la cause de tous les attachements. Mais combien de temps ce corps durera-t-il ? On en a besoin tant que la vie est en lui, mais quand le Principe de vie le quitte, le corps est impitoyablement voué au feu. Dès lors, à qui ce corps appartient-il ? Ainsi, vous n’êtes pas le corps. Vous dites : « Ceci est mon corps, ma main, ma jambe, mon mental, mon intellect (buddhi). » Tout est mon, mon, mon. Alors, qui est ce ‘mon’ ? Quand vous dites : ‘ma jambe, cela signifie que vous êtes séparé de votre jambe. Alors qui êtes-vous ? Vous êtes seulement Vous. C’est ainsi qu’aujourd’hui l’homme est induit en erreur par l’attachement qu’il a pour son corps et ses sens. Mais vous n’êtes pas le corps, vous n’êtes pas les sens, vous n’êtes pas l’intellect, Vous êtes Vous. Vous devriez réaliser ‘Je suis Je’. Ce principe universel ‘Je’ est seulement ‘un’.
“Ekam sat viprāh bahudhā vadanti »
« La Vérité est ‘une’, mais le sage s’y réfère sous divers noms. »
L’individu, ‘je’, représente l’ego. Si vous coupez ce ‘je’ (‘I’ en anglais) il devient la croix vénérée par les chrétiens. Cela signifie que quand vous renoncez à votre ego, vous devenez votre vrai Soi.
Vous n’êtes pas une personne ordinaire, vous êtes vous-même Dieu. Vous n’avez pas besoin de chercher Dieu quelque part. Où que vous regardiez, Dieu est là. Ce tissu est Dieu, cette fleur est Dieu, cette table est Dieu, tout est Dieu. C’est seulement en raison de votre ignorance que vous établissez des différences telles ‘je’ et ‘vous’. Vous n’êtes pas une entité séparée. ‘Je suis-Je’. Je ne suis pas Sathya Sai Baba. Sathya Sai Baba est le nom donné à ce corps. Je n’ai aucun nom particulier. Votre corps est le don de vos parents. Ce corps est doté des pancabhūta, des cinq éléments, des pacendriyāh, des cinq sens, et des pancaprānāh, les cinq souffles de vie. Ces pancaprānāh sont prāna, apāna, vyāna, udāna et samāna.
Ndt :
Prāna : mouvement ascendant du souffle. Logé dans le cœur, sa fonction est de faire se mouvoir les poumons pour inhaler et expirer le souffle.
Apāna : mouvement descendant du souffle. Logé sous le nombril, sa fonction est d’éliminer les déchets du corps.
Vyāna : air vital qui se répand dans tout le corps.
Udāna : air vital. Logé dans la gorge, sa fonction est de connecter et déconnecter le mental durant la période des états de conscience d’éveil et de sommeil profond.
Samāna : air vital. Logé dans le nombril, sa fonction est de digérer et de distribuer la nourriture.
Ceux-ci sont identiques en chacun. Vous n’êtes donc pas différents des autres. Ceux qui n’ont pas conscience de ce Principe spirituel sont victimes de l’ignorance et asservis à l’illusion.
Tout en ce monde est réaction, reflet et résonance. D’où vient la résonance ? Ici, Je parle. D’où viennent Mes paroles ? Elles viennent de Mon cœur. Vous pensez que vous entendez grâce à vos oreilles. Mais il n’en est rien. En fait, vos sens sont comme des décorations pour votre corps. Sans le Principe de vie présent en vous, ils ne peuvent fonctionner par eux-mêmes. Vous n’avez pas besoin de chercher Dieu. Ayez foi que Dieu est en vous. En ayant foi en Dieu, vous développez l’Amour. De l’Amour émerge
Quelles sont les Valeurs humaines ? Elles sont satya, dharma, shānti, prema et ahimsā, respectivement : Vérité, Rectitude, Paix, Amour et Non-violence. Elles n’ont pas de forme. Ces Principes sans forme sont imprimés dans votre cœur. Tout ce que vous étudiez et écrivez correspond à l’éducation séculière et physique. On ne peut l’appeler ‘éducation’ au vrai sens du terme. L’éducation vraie, c’est ‘Educare’. Educare signifie mettre en évidence les Valeurs qui sont latentes en nous. Celles-ci sont immanentes dans notre cœur, mais nous ne pouvons les voir. Vous devez les rendre manifestes en menant une investigation. La véritable sādhana consiste à reconnaître et manifester
Vous devez en tout premier lieu avoir
L’Amour n’est pas votre propriété. Il est universel et appartient à tous. L’Amour est en chacun. L’Amour est ici, en vous, en Moi et en chacun. Nous attribuons divers noms à cet Amour et tentons de L’expérimenter. Vous ne devriez pas penser autrement. Aujourd’hui, même à l’école, les enfants ont tendance à développer l’amour artificiel. Ce n’est pas correct. Cet amour frelaté affaiblit l’homme. Cette faiblesse peut causer bon nombre de maladies. Ne développez pas un tel amour qui engendre des maladies.
Le principe de l’Amour est le principe de
Il est très facile d’atteindre Dieu. Quelle est la chose la plus facile à atteindre en ce monde ? C’est Dieu. Vous pouvez atteindre Dieu en moins de deux sans éprouver la moindre tension. Il est très facile d’expérimenter l’Amour. L’Amour est très puissant. Rien en ce monde ne peut Le surpasser. Quand vous le considérez, le mot ‘amour’ semble très petit. Cependant, l’Amour est aussi profond que l’océan et aussi élevé qu’une montagne. Il est inépuisable et infini. Vous devriez réaliser ce principe de l’Amour. Nul ne peut Le décrire en raison des limitations humaines, des circonstances et des expériences.
O0O
Traduit du Sanathana Sarathi d’août 2007
Copyright : Sri Sathya Sai Books and Publications Trust, Prasanthi Nilayam, Inde