« Ô homme ! tu luttes âprement, en cette vie, dans le seul but de te remplir l’estomac.
Tu acquiers, dans tous les domaines, des connaissances illimitées.
Mais demande-toi sincèrement : quel grand bonheur as-tu gagné
à consacrer tout ton temps, de l’aube au couchant,
à amasser des connaissances et de l’argent,
sans jamais penser à Dieu ?
(Poème Telugu)
La faim, la soif, le plaisir et la douleur sont tout ce qu’il y a de plus naturel à l’homme. L’un succède à l’autre. La nourriture est essentielle à l’être humain. Toutefois, se remplir l’estomac n’est pas la finalité de l’existence humaine. L’homme est né non pour se nourrir (ahara) mais pour faire l’expérience de la félicité (ananda).
Celui qui ignore la félicité et consacre son temps et son énergie à la poursuite des nourritures terrestres finira par dissiper graduellement son existence. La célébration des fêtes a pour but de faire l’expérience de la félicité et pas uniquement de manger des mets délicieux. Que le corps ait besoin d’être nourri ne fait aucun doute, mais la vie humaine ne se limite pas à cela. Oublieux de cette vérité, l’homme emprunte des voies erronées pour se procurer de la nourriture et des plaisirs physiques. Le corps est constitué de cinq éléments et est transitoire. Le mental n’est qu’un agglomérat de pensées et de désirs. Nous ne devrions pas être excessivement attachés au corps et au mental. Nous devrions nous efforcer de vivre l’expérience de la félicité.
Le corps humain est né de l’amour. Par conséquent, nous devrions mener notre vie afin de trouver l’Amour divin et non pas seulement pour manger. Malheureusement, l’homme n’a pas compris cette vérité. Il se bat de l’aube au crépuscule uniquement pour se remplir l’estomac. Il n’utilise pas le corps qui lui est donné pour l’usage qui lui est assigné. Ce corps est un dépôt d’immondices et est enclin aux maladies, il est soumis à des changements épisodiques ; quelle folie d’éprouver de l’attachement pour un corps aussi impermanent et de rechercher les plaisirs physiques !
Nous devrions vivre en vue de la rédemption. Nous devrions aimer Dieu et n’aspirer qu’à Lui. Votre amour ne devrait être dirigé que vers Dieu, non vers le corps. Nos paroles, nos actions et notre souffle vital ont pour but de nous faire vivre l’expérience de l’Atma. Le corps peut parfois être affligé de maux, mais ceux-ci sont passagers. L’homme est né pour atteindre la vérité éternelle de l’Atma. La vie a pour but la quête de l’Atma (Atmaanveshana) et non la quête de la nourriture (Annaanveshana). La quête de la nourriture est la cause de maladies physiques. Elles vont et viennent comme des nuages qui passent. Quelle folie de se laisser déprimer par ces “nuages passagers” ! Nous ne devrions jamais oublier cette vérité : nous sommes nés pour faire l’expérience de la félicité éternelle de l’Atma.
Vous avez fait tout ce chemin depuis le Kerala pour célébrer le festival sacré d’Onam et faire l’expérience de la joie et de la félicité en la présence divine de Swami. Nous ne devrions pas permettre à des sujets triviaux de compromettre notre élan d’enthousiasme. Nous devrions aller de l’avant avec courage et conviction, sans prêter attention aux obstacles et aux inconvénients qui jalonnent notre chemin. Il y a quelques minutes, alors que vous étiez tous plongés dans le bonheur de cette célébration, mon nez s’est mis tout à coup à saigner. Je me suis retiré à l’intérieur, j’ai essuyé le sang et suis revenu tout joyeux, comme s’il ne s’était rien passé. Comment pouvons-nous interrompre la célébration d’une fête si sacrée pour une raison aussi triviale? De petits inconvénients physiques ne devraient pas nous faire perdre notre confiance en nous-mêmes. Ils sont de nature transitoire, vous ne devriez pas vous laisser distraire par eux. Maux et douleurs ne sont que des états naturels du corps humain. Le soleil lui-même est parfois couvert de nuages. Mais les nuages peuvent-ils diminuer l’éclat du soleil ? Non. De même que le soleil n’est pas affecté par les nuages, vous devriez rester indifférents aux maux et à la souffrance. Si vous êtes animés de courage, de conviction et de détermination, vous ne serez ni déprimés ni accablés par la souffrance.
Nous devrions sanctifier notre temps en accomplissant des actions sacrées. C’est la leçon spirituelle que nous devons apprendre aujourd’hui. Nous ne pouvons faire l’expérience de la félicité transcendantale que si nous surmontons les difficultés et les souffrances qui surviennent sur notre route. N’ayez jamais peur des difficultés, faites-leur face avec courage. Alors seulement l’humanité fleurira en vous. Une fois que vous aurez l’expérience de la félicité de l’Atma, les difficultés et les souffrances ne vous ennuieront plus.
Au beau milieu de la joyeuse célébration de cette fête, mon léger malaise vous a rendus anxieux. Vous ne devriez jamais laisser le champ libre à l’anxiété ou a l’inquiétude. Afin de soulager vos peurs et votre anxiété et pour vous rendre joyeux, je suis immédiatement revenu. Dans ce monde, de nombreuses difficultés se mettent sur notre chemin. A vrai dire, elles ne font que vous causer de l’anxiété intérieurement ; elles ne peuvent vous nuire.
Onam est la fête la plus sacrée du Kerala. Il vous faut comprendre sa signification et son message, puis les mettre en pratique. Onam offre l’occasion de partager notre joie avec les autres. Vous ne pouvez faire l’expérience du bonheur sans passer par des difficultés. Na Sukhat Labhate Sukham ? le bonheur ne peut pas naître du bonheur. Le bonheur prend de la valeur face aux difficultés. Même les difficultés insurmontables s’évanouiront comme une brume légère lorsque vous leur ferez face avec courage et confiance en vous. Vos problèmes peuvent vous paraître aussi énormes que des montagnes, mais vous ne devez pas laisser votre mental céder à la peur ou à l’anxiété.
Le mental est comme un singe fou. Il est vite dérouté par les difficultés. Vous devriez donc balayer les difficultés qui se présentent sur votre chemin. Ne leur laissez jamais prendre le dessus. Le mental est le voile de Maya ou de l’illusion qui se dresse comme un obstacle sur votre chemin vers la spiritualité. Vous ne devriez pas devenir l’esclave du mental. Vous devriez le vaincre. A cette condition seulement, vous réaliserez la Divinité. Mais vous vous laissez détourner par les divagations du mental qui n’est autre que Maya. Vous devriez ignorer les ordres du mental. Le mental est considéré comme la caractéristique la plus importante de la race humaine. Cependant, si vous vous laissez détourner par ses caprices et ses fantaisies, il peut vous conduire vers des dangers et des difficultés. Par conséquent, ne vous soumettez pas au mental.
Celui qui contrôle son mental est un véritable Manishi ou être humain. Celui qui ne maîtrise pas son mental n’est absolument pas un être humain. Comment pouvez-vous vous considérer comme un être humain si vous êtes faibles d’esprit et déprimés face à des problèmes insignifiants ? Vous devriez faire des efforts pour surmonter les difficultés posées par le mental sans vous inquiéter outre mesure à leur sujet. Dans ce monde, il n’y a rien de plus grand que l’amour de Dieu. Nous devons donc transcender le mental qui se pose comme un obstacle sur la voie qui mène à Dieu.
Vous êtes nés de l’amour et êtes soutenus par l’amour. Vous devriez sanctifier votre existence en menant une vie imprégnée d’amour. Considérez l’amour comme la base même de votre vie. Vous n’êtes pas à même de porter le titre d’être humain si vous vous laissez submerger par des problèmes triviaux. Même les toutes petites fourmis sont capables de vaincre les obstacles qui se dressent sur leur chemin. Il n’y a pas que les humains qui ont des problèmes, les oiseaux, les animaux et les insectes en connaissent tout autant.
Saint Thyagaraja chantait :
« Ô Rama, Tu imprègnes tout, de la fourmi (Cheema) à Brahma.
Tu es en Siva comme en Keshava [un des nombreux noms de Krishna].
Je T’en prie, prends soin de moi. »
(Poème Telugu)
La même divinité est présente dans la fourmi et dans l’être humain. De même, les difficultés sont communes à tous les êtres. La souffrance que subit une fourmi est similaire à celle endurée par l’homme. Alors qu’une créature aussi infime que la fourmi est capable de supporter sa souffrance, pourquoi l’homme n’est-il pas capable d’en faire autant ? Il est influencé par sa nourriture et ses habitudes et s’est rendu esclave de son mental. C’est la raison pour laquelle il est incapable de supporter sa souffrance. Nous devrions faire face aux épreuves de la vie avec fortitude et en balayer les difficultés. Ne ployez jamais sous les difficultés. Vous ne pouvez atteindre Dieu que lorsque vous affrontez vos difficultés avec courage et les surmontez.
Vous ne devriez pas rechercher autre chose que l’amour divin. Dans ce monde, il n’y a rien de supérieur à l’amour. Vous considérez que l’or, l’argent, le diamant, etc., sont de la plus haute valeur. En fait, toutes ces choses soi-disant de valeur sont conçues pour confondre l’homme. Vous ne devriez pas accorder de l’importance à ces possessions du monde matériel. Vous devriez plutôt concentrer notre mental sur Dieu. Accomplissez vos activités quotidiennes en faisant de Dieu votre but. A cette condition seulement, votre naissance humaine trouvera sa plénitude. Vous devriez vous efforcer d’atteindre la grâce de Dieu et ne pas en être détournés par les difficultés et les pertes. Avec Dieu à vos côtés, vous pouvez tout accomplir. Toutes vos difficultés et souffrances s’évanouiront en un clin d’œil. Ayant en nous-mêmes la toute-puissance divine, pourquoi nous inquiéter pour des questions aussi triviales ? L’amour est le pouvoir divin qui nous confère le courage de vaincre les difficultés. Par le pouvoir de l’amour, nous pouvons tout accomplir. Nous devrions craindre les fautes et non les difficultés. Nous devrions développer Daiva Prîti ou l’amour de Dieu, Papa Bheeti ou la crainte de la faute et Sangha Neeti ou la moralité dans la vie sociale. Au lieu de développer la crainte de la faute, nous en devenons les esclaves. Au lieu de chercher refuge en Dieu, nous nous soumettons aux difficultés. La moralité dans la société mènera à l’amour de Dieu qui, à son tour, mènera à la crainte du péché. Nous devrions donc faire respecter la moralité dans la société et nous dédier à Dieu.
Un jour, Thyagaraja prononça cette prière : « Ô Seigneur, je suis profondément consterné et apeuré par mes fautes. Je suis incapable de m’en remettre à Ton amour. S’il Te plaît, donne-moi la force de conviction me permettant de me soumettre à Ton amour divin. Donne-moi, s’il Te plaît, la force de surmonter la peur des difficultés. » Qu’avons-nous accompli dans notre vie ? Quel est le but de la constante contemplation de Dieu ? Celui qui contemple Dieu constamment devrait pouvoir se tenir à l’écart des mauvaises actions et développer l’amour de Dieu. Il n’y a pas de plus grande richesse que d’aimer Dieu. Nous devrions nous efforcer d’obtenir ce grand trésor et ne pas être découragés par les souffrances et les difficultés survenant dans notre Sadhana.
Vous vous êtes rassemblés ici pour obtenir ce grand trésor qu’est l’amour pour Dieu. Il ne faut jamais vous laisser abattre par les chagrins et les difficultés qui arrivent comme des vagues. Lorsqu’on se met à l’eau pour nager, il faut repousser les vagues afin de pouvoir avancer. De même, dans le fleuve de la vie, si l’on veut avancer, il faut écarter les ondes de chagrin et les flots de mauvaises actions. De l’enfance à la vie adulte, chacun doit s’efforcer de gagner l’amour de Dieu. Cette lutte pour obtenir l’amour de Dieu forme la personnalité de l’être humain. Qu’entendons-nous par personnalité ? Cela veut-il dire la taille, le poids et la force physique ? Non ! Penser ainsi est une erreur. Il faut avancer avec courage et le sens de l’aventure afin de gagner l’amour de Dieu, sans être découragés par les chagrins et les difficultés. C’est cela que signifie la « personnalité » d’un être. En vérité, Dieu a déjà accordé une telle personnalité à chaque être humain, mais malheureusement nous ignorons cette vérité. Le mot « personne » implique une grande force divine qui est accordée à l’homme par Dieu. Cette force divine était appelée « Persona » par nos ancêtres. C’est un grand don de Dieu accordé à chaque individu. Mais nous sommes incapables de sauvegarder ce grand trésor. Ces chagrins et ces difficultés sont comme des nuages qui passent : ils vont et viennent. Pourquoi devrions-nous les craindre ? Le principe de l’éternelle Divinité est immanent dans notre personnalité. Il n’est donc pas besoin d’avoir peur de quoi que ce soit tant que nous sommes dans la conscience constante de notre Divinité latente. Avancez avec courage et conviction pour réaliser le but de votre vie. Ce n’est que pour instaurer ces sentiments de courage en vous et pour renforcer votre foi en Dieu que vous êtes sujets à certains moments d’anxiété.
Je suis conscient de votre grande anxiété concernant le malaise physique que Swami a subi il y a quelques minutes. Vous vous inquiétez beaucoup pour ce corps physique. Comprenez bien et soyez convaincus qu’après tout la nature d’un corps est physique. Le corps est comme une bulle d’eau ; le mental est comme un singe fou. Point n’est besoin d’avoir peur du singe fou ! Vous ne devriez pas vous inquiéter de ces nuages passagers. Ils sont comme des visiteurs qui vont et viennent. Vous devez être fermement établis dans l’Atma Tattwa, le principe de l’Atma, qui n’est rien d’autre que la Divinité. Développez une foi totale en l’Atma Tattwa. Elle seule vous protégera en toutes circonstances.
Dieu peut tout faire par Sa Volonté Divine. Pourquoi auriez-vous peur lorsqu’un Dieu tout Puissant est toujours avec vous, en vous et autour de vous ? Développez le même courage et la même conviction et allez de l’avant. Il ne peut y avoir de force plus puissante dans ce monde que la foi en Dieu.
Tous ces enfants se sont rassemblés ici pour passer quelques moments sacrés en la divine présence de Dieu. Ils ont vraiment de la chance. Leur bonne fortune est le résultat du mérite acquis par leurs parents. Voici une petite fille (Swami indique une enfant) ; elle a participé à un programme de danse il y a quelques instants. Pendant qu’elle dansait, elle observait constamment les pas exécutés par les autres filles du groupe. Sa concentration sur cette activité était telle qu’elle a pu se maintenir constamment au rythme des pas des autres filles. (Swami lui créa une chaîne en or et la lui mit autour du cou).
Je serais très heureux si vous pouviez tous redevenir comme des enfants. Un enfant ne manifeste jamais de tendances négatives telles que colère, passion, jalousie, vanité et ego. Jésus-Christ appréciait cette qualité d’innocence des enfants. Un jour, dans la foule, il prit un enfant des genoux de sa mère et dit : « J’aime beaucoup cette petite fille, elle a toutes les qualités de la Divinité. Elle est pure, désintéressée et est en état de parfaite félicité ». Les enfants en général sont divins par nature. En grandissant, ils développent de mauvaises qualités tels que des désirs excessifs, des attachements, de la colère, de la jalousie, etc.
Avec l’âge, les peines et les difficultés augmentent. C’est pourquoi nous devrions nous efforcer de contrôler nos désirs. C’est cela la limitation des désirs. Si vous pouvez développer ce contrôle, vous serez sous l’influence du Pouvoir Divin. Sinon, vous serez trompés par le pouvoir des désirs et vous tomberez dans un tourbillon dont vous ne pourrez jamais sortir. Les qualités enfantines que sont la simplicité, la pureté et l’innocence de l’enfant constituent la voie vers la Divinité.
Je souhaite que vous deveniez comme des enfants au moins une minute par jour. Vous devriez essayer d’adopter ces nobles qualités qui caractérisent les enfants. En supposant que des désirs vous troublent, chassez-les, car ils ne sont pas compatibles avec votre noble personnalité. Alors seulement vous pourrez garder la tête haute. Il y a quelques minutes, mon nez saignait abondamment. Si j’avais accepté de me laisser aller à ce malaise physique, il se serait aggravé. J’ai donc décidé de défier ce malaise et de rester fermement debout, sans me soucier de ce qu’il adviendrait au corps. Je me suis lavé le visage et suis revenu prononcer mon discours. Tout compte fait, le corps et le sang qui circule en lui sont alimentés et maintenus par la nourriture qui est ingérée. Si vous ne réussissez pas à contrôler votre propre corps, quel est le but de votre existence ? En toutes circonstances, vous devez maîtriser votre corps. Seulement alors, vous deviendrez de véritables êtres humains et vous vous rapprocherez de la Divinité. Plus vous contrôlerez votre corps et votre mental, plus vous serez proches de Dieu.
En fait, l’amour est la seule qualité qui vous rapproche de Dieu. Il n’y a rien de plus grand que l’amour. C’est un attribut Divin. L’amour est Dieu. Vivez dans l’amour. Quand vous cultiverez cette noble qualité, vous mériterez la désignation d’être humain. Cet amour divin est pareil au sang qui circule en chaque être humain, voire même en tout être vivant. Si vous pouvez cultiver cet amour universel, non seulement vous pouvez aimer tous les êtres humains, mais tous les êtres vivants. L’amour est Dieu et Dieu est amour. Sachant cela, acceptez chaque individu avec amour dans votre cœur. Ne manifestez jamais de colère ou de haine envers quiconque.
La qualité de l’amour qui imprègne tout être est unique et identique. Il n’y a absolument aucune différence entre les êtres à cet égard. Si vous cultivez un tel amour universel, il devient votre souffle même et vous rend plus chers à Dieu. Cultivez donc un tel amour, pur, sans tache et désintéressé. Aimez l’enfant de votre voisin comme votre propre enfant. Tous sont des incarnations de l’amour. Le message de cette fête sacrée d’Onam est l’amour. Cette fête est observée afin de répandre ce message d’amour parmi tous les êtres humains. En fait, nous sommes nés pour cultiver cet amour sacré et le partager avec autrui. Si nous échouons dans cette entreprise, notre vie entière sera un gâchis.
Tandis que je saignais du nez il y a quelques minutes, des médecins m’ont conseillé de garder un repos total et de ne pas sortir pour prononcer un discours. Je leur ai demandé pourquoi ? Ils m’ont expliqué que, si je continuais à parler, les saignements risqueraient de reprendre. Alors j’ai répondu : « Bon, laissez-moi voir ! » J’ai donc fait face au problème avec courage et confiance Ainsi, lorsque nous nous trouvons dans une situation difficile, nous ne devrions pas nous sentir désolés et découragés. Nous devrions y faire face avec courage. C’est seulement alors que nous pouvons surmonter les difficultés.
Toutes les fois que vous éprouverez de la souffrance, que ce soit physiquement ou mentalement, ne perdez pas votre sang-froid. Ne vous découragez pas. Au lieu de cela, faites face au problème et entreprenez des activités qui instilleront un sentiment de courage et de confiance en vous. La vie est sans aucun doute parsemée de situations au cours desquelles nous devons subir des chagrins et des difficultés. Quand nos parents qui nous aiment quittent ce monde, nous éprouvons une grande douleur. Au lieu de perdre notre contenance dans des situations si difficiles, il est recommandé de faire face à l’épreuve courageusement, en exprimant notre gratitude envers nos parents de nous avoir octroyé le don de ce corps.
J’espère que je ne vous indispose pas en m’étendant sur ce sujet. Ce n’est que pour vous inciter au courage que je prononce ce long discours. Pendant que mon nez saignait, nos jeunes gens attendaient tous anxieusement dans la pièce voisine. Je leur ai dit : « Ne soyez pas inquiets. Je vais sortir et administrer une bonne dose de remède à ce mal. Tel est mon courage et ma confiance pour affronter des situations difficiles. En fait, ce courage est ma vraie force. Venez ! Allons-y ! » Les enfants ont ramassé les serviettes tachées de sang et ont éprouvé beaucoup de détresse en les voyant. Si ces serviettes sont lavées, les taches en disparaîtront très vite. De la même façon, seul l’amour de Dieu peut laver nos chagrins ! Cultivez donc cet amour divin. Toutes vos peines et vos difficultés seront effacées.
Bhagavan conclut Son discours par le bhajan : « Prema Mudhita Manase Kaho… »
Discours donné par Bhagavan le 28 août 2004 dans le Sai Kulwanth Hall.
Texte tiré et traduit du site web officiel de l’Organisation Sai mondiale
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